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La santé en questions

Si la pratique du cyclotourisme demeure un facteur indéniable de santé, de bien-être, d’hygiène de vie, d’équilibre physique et psychique, elle suppose, pour que ses bienfaits s’exercent pleinement, de respecter quelques règles de prévention et de bon sens.

Quels bienfaits procure la pratique du vélo ?
Les bienfaits sont multiples. Pratiqué régulièrement, le vélo permet un renforcement de l’aptitude cardio-vasculaire à l’effort avec une accélération modérée du cœur et une récupération rapide du rythme cardiaque de repos. Le cœur fournit plus de travail en se fatiguant moins. La diminution de la tension artérielle de repos est observée lors de la pratique des sports d’endurance, en particulier chez les sujets hypertendus pratiquant à allure modérée et sous surveillance médicale. Autre avantage, la capacité respiratoire est augmentée entraînant à la fois une diminution du travail des muscles respiratoires et un meilleur fonctionnement des échanges gazeux. Le retour veineux est ainsi amélioré par l’action régulière du pédalage, d’une part mais aussi par la contraction et le relâchement musculaire.

Peut-on affirmer : à vélo, bien dans son corps, bien dans sa tête ?
Les performances intellectuelles, les états psychologiques dépressifs et la qualité du sommeil peuvent être améliorés par la pratique des sports d’endurance et du cyclotourisme en particulier. Le cerveau est ainsi mieux oxygéné. La pratique régulière du vélo constitue une action anti-stress reconnue par les professionnels de santé. Sans oublier la stimulation de la mémoire et le développement de la capacité de raisonnement. Après une belle sortie entre copains, nous avons tous ressentis un jour cette sensation de bien-être. Et si d’aventure nous étions envahis par les tracas quotidiens, ceux-ci semblent s’évaporer miraculeusement. Le vélo favorise sans aucun doute le bien être psychologique, atténue le stress, l’anxiété, l’état dépressif et le sentiment d’isolement.

Pourquoi faut- il respecter une progression ?
L’entraînement permet une meilleure adaptation cardio-vasculaire. Tout travail musculaire intense nécessite une augmentation importante de la fréquence cardiaque. Les sports d’endurance utilisent l’énergie en présence d’oxygène (aérobie). Pour le cyclotouriste, cela se traduit par « pédaler longtemps et lentement ». Il est souhaitable de suivre une progression personnalisée à partir d’un test d’effort, en tenant compte de son âge, de son niveau physique et du temps dont on dispose. De plus, il faut être vigilant sur la fréquence et la durée. La progression se fera en fonction des capacités et du niveau de chacun. Si la fréquence cardiaque diminue au fur et à mesure des sorties, l’adaptation cardio-vasculaire est bonne. La consommation d’oxygène à l’effort ( VO2 max ), bien connue des sportifs d’endurance constitue le témoin de la capacité qu’à le cycliste à tenir en aérobie stricte.



Quels autres conseils peut-on donner ?

N‘oubliez de vous hydrater par petites gorgées et régulièrement toutes les 15’. Il faut boire avant d’avoir soif (conseil de Vélocio !). Si la soif survient, vous êtes déjà en déshydratation. Il faut estimer son besoin d’eau par des pesées avant et après l’effort. Ainsi, une perte d’eau non compensée de 2% implique une baisse de performance de 20%. Après la randonnée, pensez aux étirements ou stretching ! Ce sont des mouvements qui améliorent l’élasticité musculaire et, diminuent les tensions articulaires. Leur principe est de ne pas rechercher d’emblée et coûte que coûte un gain d’amplitude .il faut donc éviter l’étirement brusque par saccades. S’étirer lentement et progressivement à partir d’une position de base.



Peut-on «cycler» sans risques ?
Les contre-indications sont rares concernant cette activité de loisir et de pleine nature qu’est le cyclotourisme, tout au moins en terrain plat. Lorsqu’il s’agit de grimper des cols, outre une gamme de braquets adaptée, un minimum d’entraînement et d’accoutumance à la montagne s’avèrent nécessaires. Pour un sujet peu entraîné, c’est le rythme trop élevé qui risque d’être néfaste. Il conviendra d’abord de maîtriser la distance, de l’augmenter progressivement au fil des sorties sans intensifier la vitesse. Le médecin pourra inciter à moduler la pratique ou à diminuer son intensité. D’ailleurs, une visite médicale s’impose avant de commencer à pédaler de manière un tant soit peu régulière et intensive sur terrains accidentés.



Et sur le plan cardiaque ?

Le vélo est excellent pour le cœur. Pour preuve il est souvent recommandé pour rééduquer d’anciens cardiaques ! L’entraînement régulier permet de muscler le cœur afin qu’il batte plus lentement, mais aussi plus puissamment. Il transporte ainsi plus d’oxygène vers les muscles. Le cœur se contracte mieux et devient moins sensible aux excitations du stress. Le résultat est facile à démontrer : si un effort provoque une élévation de la fréquence cardiaque à 145 pulsations/minute chez un sujet sédentaire, après trois mois d’entraînement régulier, cette élévation ne sera plus que de 120 pulsations/minute. Cette différence qui peut sembler peu importante est essentielle pour préserver la fonction cardiaque.

6 bonus pour bien pratiquer
• Passer une visite médicale et un test d’effort
• Etablir un programme et se fixer des objectifs réalistes
• Pratiquer régulièrement et augmenter progressivement la durée
• Posséder du matériel et un équipement adaptés
• Penser à bien vous échauffer et à vous hydrater correctement
• Respecter les signaux d’alerte (essoufflement) et éviter l’excès de pratique



L'examen médical du cyclotouriste


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