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| Les aménagements dangereux | |||||||||||||||||
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- Préface - Introduction - Le risque à vélo : faire tomber les préjugés - Les aménagements dangereux pour les cyclistes. Qu’en est-il en France ? - Quelques bonnes pratiques européennes - Nos besoins et nos demandes - Conclusion - Annexes Le développement durable et la santé À l'époque où le développement durable devient un objectif majeur, il est vital d'assurer un meilleur équilibre entre les différentes catégories d'usagers et à offrir une plus grande sécurité routière aux usagers doux. Chaque utilisateur doit pouvoir circuler sur la voie publique en toute sécurité, quels que soient son âge, ses capacités physiques et son moyen de locomotion. Il y va de notre environnement mais également de notre santé. En vingt ans l'obésité a augmenté de 17 % chez nos jeunes. Désormais un enfant sur dix est considéré comme étant obèse. Les experts prédisent une baisse historique de l'espérance de vie et se préparent à faire face à une forte croissance des maladies cardio-vasculaires. Ce n'est pas gai, mais c'est la réalité. Le vélo est un excellent exercice que l'on peut facilement intégrer dans sa vie de tous les jours. Pour lutter contre la vie sédentaire de l'ensemble de la population, il est évident qu'il faut encourager les déplacements à vélo. Améliorer la sécurité des cyclistes Notre mission est de vous convaincre, Mesdames et Messieurs les aménageurs, de la nécessité d'imiter les pays voisins en matière de développement des déplacements à vélo. Mais en attendant nous vous demandons de sécuriser les aménagements qui découragent notre pratique. Éviter de créer des conflits avec les automobilistes De plus, certains ingénieurs font remarquer que dans un rétrécissement typique, la vitesse moyenne des automobilistes baisse de seulement 5 à 8 km/h. Ceci peut entraîner une légère réduction de l'accidentologie des usagers motorisés, mais ce n'est d'aucune utilité pour les usagers vulnérables. Lorsqu'un cycliste est heurté à 70 km/h, il est tué 9 fois sur 10. Le taux de mortalité reste élevé à 50 km/h (50 %). Il ne diminue sensiblement qu'à 30 km/h (5%), et à cette vitesse les accidents sont rares. Il est déraisonnable d'enfermer les cyclistes dans un espace de 4,50 m de large où les véhicules motorisés roulent à plus de 30 km/h. Nous demandons que l'on évite désormais de réaliser des aménagements routiers qui créent des conflits entre les automobilistes et les cyclistes. "Il n’est pas toujours nécessaire de créer un aménagement dangereux."
Sécuriser les rétrécissements existants Bien entendu, nous demandons la suppression des rétrécissements chaque fois que c'est possible. Pour ralentir la circulation, ce type d'aménagement constitue une "solution de facilité" alors qu'il devrait être adopté seulement en dernier ressort : ses avantages supposés sont minimes comparés à l'effet désastreux sur la pratique du vélo et l'accidentologie des cyclistes. Un rétrécissement est peu gênant pour les automobilistes, il donc est préférable de créer des chicanes, des plateformes, des coussins, des bandes rugueuses (avec un espace pour le passage des cyclistes) ou des écluses avec By-Pass. Pour les tourne-à-gauche, un bon marquage au sol est généralement suffisant. Même aux endroits les plus dangereux, nous constatons que les îlots peuvent être courts, franchissables et moins larges que la voie où ils sont implantés. |
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