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Le Schéma et la Charte
- Choisir un aménagement cyclable
- Les bandes et les pistes cyclables
- Les Voies Vertes et les
Véloroutes
- Les couloirs bus
- Les contresens cyclables
- Les rétrécissements
de chaussée
- Les tournes à
droite et tournes à gauche
- Les giratoires
- Les zones 30
- Les bandes rugueuses
- Les ralentisseurs type
coussins et dos d’âne - Les coussins - Les plâteaux
- Le stationnement des
cycles
- La signalisation horizontale
(marquage au sol)
- La signalisation verticale
(panneaux de police)
- L’entretien et
la conception des aménagements cyclables
- Annexes
- La bibliographie - Les adresses utiles
- Glossaire
- Groupe de travail

1. Les aménagements type bandes :
a) La bande multifonctionnelle (bande dérasée)
La bande multifonctionnelle dérasée est une bande dite de
refuge ou de récupération. Partie intégrante de la
chaussée, de part et d’autre des voies de circulation (largeur
1,25 à 1,75 m). Elle offre un espace "sécurisé"
momentané aux usagers en difficultés, principalement les véhicules
à moteur. Elle peut être utilisée par les cyclistes.
(Décret n° 2003-283 du 27 mars 2003. Art 3.)
La FFCT demande que sur les routes ayant un flux de
circulation égal ou supérieur à 1 000 véhicules/jour.
Cette pratique soit supportée par une signalisation verticale type
C « logo cycliste et la mention voie conseillée », ainsi
que par la présence au sol du logo vélo. Ceci afin d’informer
les autres usagers de la présence régulière de cyclistes,
et pérenniser ainsi les parties des schémas cyclables concernés
par ces axes routiers - voir La signalisation verticale
(panneaux de police).
b) La bande cyclable (en ville ou en rase campagne)
La bande cyclable est une voie sur la chaussée principale qui est
réservée aux cycles. Elle est délimitée par
une ligne de peinture, discontinue. Si elle est obligatoire, elle est supportée
par une signalisation verticale (panneaux ronds B22a et B40) et des (panneaux
carrés C 113 et C 114) si elle est facultative. Voir annexes.
Nota : Pour des pistes obligatoires, pour des cas particuliers (trafic
rapide, virage, mauvaise visibilité) la ligne de séparation
peut être continue.
Les bandes cyclables permettent, tout en canalisant mieux la circulation
automobile, de maintenir le cycliste dans l’environnement routier
et faire accepter la cohabitation entre tous les usagers. Elles sont particulièrement
utiles et appréciées sur les grandes avenues et aux points
stratégiques en ville. Avec ce type d’aménagement,
les itinéraires sont directs, et il est relativement facile, d’assurer
leurs continuités. Le revêtement doit être de bonne
qualité. La bande est nettoyée, repeinte et entretenue au
même titre que le reste de la chaussée.
La largeur préconisée est de 1,5 m, avec un maximum 2 m,
et un minimum d’un mètre, ou la bande de 0,50 m est trop
étroite, avec un bord de chaussée bosselé, et ou
le raccordement avec le caniveau est mal réalisé. Risque
important de chute pour le cycliste.
Elles doivent également avoir la même structure que les voies
centrales. Si n’est pas le cas, la structure utilisée doit
avoir une résistance égale ou supérieure à
celle de la chaussée principale. Le revêtement doit être
enrobé coulé à chaud, avec une granulométrie
du type 0/10 mm, et mis en place au finisher, pour obtenir un meilleur
confort de roulement.
Si la réalisation de la bande a lieu sur une route existante, l’enrobé
sera scié, pour obtenir une meilleure jonction entre la route et
la bande. Attention ! À la solidité du joint.
En agglomération, lorsqu’une bande longe une file de voitures
en stationnement, il est important de prévoir un espace de 0,50
m pour permettre aux cyclistes d’éviter les portières.
Sur une bande, le stationnement sauvage est dangereux et gênant
pour le cycliste, il doit être découragé.
Lorsque la chaussée est étroite, il est parfois possible
(et très utile) de créer une bande d’un seul côté.
Aux carrefours à feux, il est important
de créer des « sas ». La ligne d’effet des feux
est reculée de 5 m (3 m minimum) afin de permettre aux cyclistes
de se placer pour tourner. Cet aménagement est très apprécié,
même s’il n’y a pas de bande cyclable à l’approche
du carrefour. La FFCT demande que ce système soit généralisé.
Certaines municipalités tentent de réduire la vitesse en
rétablissant la priorité
à droite, sur certaines voies antérieurement prioritaires.
C’est ainsi que les bandes cyclables sont supprimées à
chaque intersection.
Pour une meilleure protection des cyclistes, la
FFCT pense qu’il est préférable sur ces passages,
de maintenir la continuité des aménagements cyclables, garants
d’un meilleur respect de la limitation de la vitesse par les automobilistes
(pictogrammes au sol).
Par contre, le maintien de la priorité à droite est mieux
perçu dans les « zones 30 » (où la vitesse de
tous les usagers est moins élevée).
Il est possible d’améliorer la sécurité d’une
bande en posant des séparateurs le long de la ligne blanche. Cependant,
ceux-ci peuvent gêner lorsque les cyclistes se doublent. Ils doivent
être proscrits lorsque la bande a une largeur inférieure
à 2 mètres.
Lorsque la chaussée est étroite, il est judicieux de créer
une séparation du côté ou la circulation est la plus
dense.
2. Les aménagements type « Piste »
L’idée de la séparation des vélos avec le trafic
motorisé en créant des pistes cyclables en dehors de la
chaussée peut paraître séduisante, mais celle-ci comporte
de graves inconvénients de cohabitation (avec les piétons),
de problèmes de sécurité lors du raccordement au
niveau des carrefours et enfin au sujet du nettoyage (accès des
balayeuses). Il est donc nécessaire de se demander avant chaque
projet, si l’aménagement envisagé correspond bien
à la demande et mettre en concurrence la bande et la piste cyclable.
a) La piste urbaine unidirectionnelle
Lorsqu’une piste unidirectionnelle suit la chaussée, la largeur
préconisée est de 2 m. Pour des raisons de coût, le
revêtement est souvent de mauvaise qualité, et
il est nettoyé moins souvent qu’une bande (les balayeuses
ont du mal à passer). Le cycliste perd sa priorité à
chaque intersection, et doit s’arrêter souvent, tout en ayant
l’œil attentif à chaque sortie de propriété.
Il est moins visible que sur une bande cyclable. Quant aux retours sur
la chaussée, ils sont souvent générateurs d’accidents.
Pour que les cyclistes soient plus visibles aux intersections (il
est recommandé de transformer la piste en bande juste avant la
traversée des carrefours, voir schéma, document du Certu).
Dans le cas d’une piste sur trottoir, l’espace est souvent
réduit et les conflits avec les piétons sont courants. Il
est important de bien délimiter la voie qui est réservée
à chaque catégorie d’usager (figurines et bande axiale).
La piste sera visualisée au moyen d’une ligne blanche continue
(qui se transforme en ligne interrompue devant les accès des riverains).
Le trottoir doit présenter une largeur minimum de 3 m (1,5 m hors
marquage pour les cyclistes / 1,4 m pour les piétons). La piste
cyclable sera réalisée du côté de la chaussée
principale, pour permettre aux cyclistes de voir et d’éviter
les personnes qui sortent des propriétés le long du trottoir.
Il est également important de réduire la profondeur des
bateaux devant les accès riverains, source de danger pour les cyclistes
(effet déstabilisant), et de prévoir un revêtement
de qualité égale pour les deux types d’usager.
Les cyclistes doivent faire un écart au milieu du rétrécissement
(à la sortie du giratoire), et ensuite éviter un poteau
(qui a causé plusieurs chutes). Ce genre d’aménagement
n’est pas acceptable.
b) La piste urbaine bidirectionnelle
Il est généralement préférable d’éviter
les pistes bidirectionnelles en ville. Leur raccordement aux carrefours
est compliqué, et chaque traversée engendre des conflits
avec les voitures.
Par contre, la piste bidirectionnelle
est intéressante pour les itinéraires de moyenne distance
(= ou > à 500 m) où les intersections sont peu fréquentes,
par exemple le long d’un fleuve ou d’une rocade. Les rares
points de conflit seront traités avec un soin particulier. La largeur
recommandée est de 3 m (2,5 m minimum).
Certaines municipalités n’hésitent pas à acheter
des terrains afin de transformer des passages en piste cyclable. Ces pistes
permettent des raccourcis sûrs et utiles… Malheureusement
ces pistes sont souvent propices à un entretien défaillant.
La FFCT demande que l’on porte un soin particulier
à la réalisation des entrées et sorties de piste
cyclable en ville, en s’assurant que l’angle d‘entrée
et de sortie soit suffisamment ouvert (inf. à 30°) tout en
supprimant les obstacles dangereux. La moindre marche pouvant provoquer
des chutes, nous demandons également des « bateaux à
zéro » abaissés au fil d’eau (voir schéma).
Il est souhaitable également, sauf cas extrême d’insécurité,
que toutes ces pistes soient classées « non obligatoires
», et identifiées en tant que tel à l’aide de
la signalisation horizontale prévue par le code de la route (voir
paragraphe B).
c) La piste en rase campagne
Pour les mêmes raisons que pour les aménagements urbains
en ce qui concerne des distances courtes, la FFCT préfère
les bandes cyclables ou multifonctionnelles aux pistes cyclables parallèles
à la route (bidirectionnelles ou unidirectionnelles). Cependant,
pour de longues distances (plusieurs kilomètres), et en fonction
du profil de la route, du taux de circulation ou de l’emprise de
la chaussée, la piste peut être la solution. Elle devra cependant
faire l’objet d’une attention particulière en ce qui
concerne l’entretien, afin de ne pas devenir à court terme
inutilisable par les cyclistes. Elle devra également répondre
au minimum recommandé en ce qui concerne les largeurs (2 m pour
une piste unidirectionnelle, mini 2,50 m pour une piste bidirectionnelle)
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