Accueil
Qui sommes-nous ?
La Charte cyclable FFCT
Les aménagements dangereux
Infrastructures
Comportements
L'assemblée nationale
La revue Cyclotourisme
Assurance
Les éditions
Partenaires
Liens
   
La Charte cyclable FFCT
 
- Le Schéma et la Charte
- Choisir un aménagement cyclable
- Les bandes et les pistes cyclables
- Les Voies Vertes et les Véloroutes
- Les couloirs bus
- Les contresens cyclables
- Les rétrécissements de chaussée
- Les tournes à droite et tournes à gauche
- Les giratoires
- Les zones 30
- Les bandes rugueuses
- Les ralentisseurs type coussins et dos d’âne - Les coussins - Les plâteaux
- Le stationnement des cycles
- La signalisation horizontale (marquage au sol)
- La signalisation verticale (panneaux de police)
- L’entretien et la conception des aménagements cyclables
- Annexes
- La bibliographie - Les adresses utiles
- Glossaire
- Groupe de travail


Le schéma national de véloroutes et voies vertes doit participer à la revitalisation rurale et servir de liaison entre les villes de toutes les régions françaises. Dans chaque région, un comité réunissant les services de l’état, des collectivités locales, les organismes de développement économiques et touristiques et les associations d’usagers est chargé de l’élaboration du volet régional de ce schéma. Sur ce réseau structurant de 9 000 km, se greffent de nombreux itinéraires d’intérêt local.

Véloroute : itinéraire pour cycliste empruntant tout type de voie sécurisée dont les voies vertes et répondant à des critères précis énumérés dans un cahier des charges national.
Voie verte : aménagent sécurisé et jalonné en site propre, réservé aux déplacements non motorisés (piétons, cyclistes, rollers, personnes à mobilité réduite) accessible au plus grand nombre sans exigence physique particulière.



Les « voies vertes » ne sont pas des pistes cyclables, réservées aux seuls cyclistes, mais des voies multi-usages créées à l’intention de tous les usagers non motorisés. Dans l’attente d’un statut juridique propre (projet de loi déposé par l’ADC en septembre 2002), le gestionnaire doit choisir entre la piste cyclable et l’aire piétonne. En application du code de la route, dans le premier cas piétons et rollers circulent de part et d’autre de la voie ; dans le cas d’une aire piétonne, les cyclistes roulent au pas (moins de 10 km/h).
Utilisant de préférence les chemins de halage, les chemins forestiers, les voies ferrées désaffectées, les véloroutes constituent des itinéraires calmes, agréables, le plus souvent ombragés et donc fort recherchés aux abords des villes. Ces itinéraires peuvent également emprunter des routes à faible trafic (le cahier des charges national préconise un trafic inférieur à 1 000 véhicules/jour) et en ville, des zones 30, des voies bus ouvertes aux cycles, des aires piétonnes…

La FFCT fait partie de l’association française des «Véloroutes» et «Voies Vertes», ligues régionales et comités départementaux doivent intégrer les groupes techniques régionaux mis en place, afin de conforter la continuité du réseau national par le raccordement des schémas départementaux et locaux.

Comme pour les pistes cyclables en ville, il est nécessaire de traiter les intersections et le partage de la voie, entre les usagers. Il y a peu d’accidents graves en section courante, néanmoins lorsque le trafic piétons, cycles et rollers est élevé (surtout dans un rayon de 5 km autour des agglomérations), la cohabitation présente des difficultés. L’emprise en général étant de 3 mètres, il devient nécessaire dans ce rayon pro agglomération d’avoir une emprise entre 4 et 5 mètres. Au cas par cas, un marquage au sol afin de séparer les sens de circulation sera nécessaire (emprise > à 3 mètres) pour séparer les cheminements piétons/cycles. Phénomène identique aux pistes cyclables sur trottoir en ville.
Sur de nombreuses voies vertes, les entrées sont souvent protégées contre les véhicules motorisés au moyen de plots en tube qui sont extrêmement dangereux de part leur positionnement. Les cyclistes en groupe ou en famille ne s’attendent pas à trouver des plots au milieu de leur trajectoire.

À l’approche des agglomérations, la FFCT demande que le partage piétons/cycles soit étudié et matérialisé au sol si nécessaire. Quand la circulation le permet, les panneaux « stop » (type AB4) seront remplacés par des panneaux « céder le passage » (type AB3a et M9c). Les plots tubulaires seront placés de part et d’autre de la voie (et non pas au milieu) ou remplacés par une demi-barrière (photo 6). Le passage en bout de barrière simple ou entre deux double barrière ne doit pas être inférieur à 1,30 m afin de laisser un passage sans risque notamment, aux tandems, aux remorques avec enfants et aux fauteuils roulants.

Lors de la mise en place de demi-barrières, il est parfois souhaitable, lorsque la visibilité due au profil de la voie est moyenne, de réaliser au sol des « zébras » afin de prévenir les groupes de cyclistes (il n’y a pas de risque pour un ou deux cyclistes) de la présence de ces obstacles.

Pour être efficace, la longueur du « zébra » variera entre 40 et 50 mètres. On pourra également ajouter un panneau indiquant l’intersection.

Les cyclistes doivent pouvoir accéder à toute voie verte sans mettre pied à terre, même à tandem ou avec une remorque pour enfants (photo 11 ce qu’il ne faut pas faire).

Tous les accès et sorties de voie verte, seront traités comme les pistes cyclables, en tenant compte des bateaux à zéro, abaissés au fil de l’eau.

Les voies vertes se situent souvent loin de la route traditionnelle et donc loin des indications et panneaux habituels. Une bonne signalisation directionnelle, de distance, touristique et signalant les commerces de proximités, ainsi que les points d’eau doit accompagner toute réalisation de voie verte ou de véloroute. En cas d’accident, elle permet le cas échéant de mieux organiser les secours.
Dans la traversée de certaines communes, les voies vertes sont peu ou mal reliées (signalétique de rabattement pour les cycles) au réseau local, alors qu’elles devraient en constituer l’épine dorsale. Le voies vertes sont un énorme atout pour le tourisme, elles doivent également participer à la promotion du vélo de tous les jours.

La FFCT demande que les voies vertes soient mieux connectées aux différents réseaux cyclables communaux, départementaux et régionaux qu’elles traversent.

Le revêtement des pistes cyclables, voies vertes et véloroutes
(Réf. : RAC Chapitre 6)

Il est important de choisir un revêtement de qualité, et d’assurer un entretien régulier. Les cyclistes sont très sensibles au revêtement. La surface doit être adhérente, dure et lisse. Notre préférence va à l’enrobé (voir le paragraphe des bandes cyclables) mais différents types de bitume et de béton peuvent donner d’excellents résultats.
Il faut éviter la pose manuelle, car les machines de répandage permettent un profil plus régulier (et plus confortable pour les cyclistes). Les eaux de ruissellement doivent être évacuées correctement, les flaques et les projections d’eaux sont préjudiciables aux cyclistes.
(pente latérale à observer : 2 %)

Il est tentant de choisir le stabilisé (un produit d’aspect sablonneux) qui est nettement moins cher, mais également moins durable et moins roulant, Il ne résiste pas aux roues des engins d’entretien.
Ce type de surface est également poussiéreux, et il ne convient pas aux rollers et aux fauteuils roulants (les petites roues s’enfoncent).



Nous contacter @ FFCT Plan du site