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La Charte cyclable FFCT
 
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- Les rétrécissements de chaussée
- Les tournes à droite et tournes à gauche
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- Les ralentisseurs type coussins et dos d’âne - Les coussins - Les plâteaux
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- L’entretien et la conception des aménagements cyclables
- Annexes
- La bibliographie - Les adresses utiles
- Glossaire
- Groupe de travail


Lorsque les cyclistes parlent de sécurité, il y a toujours débat concernant les rétrécissements de la chaussée. Trop souvent, ce type d’aménagement ne tient pas compte des besoins des usagers à vélo.
Les rétrécissements sont réalisés pour deux raisons. Ils sont destinés à :

1. Protéger un tourne-à-gauche
Moyens utilisés : îlots ou terre-pleins centraux (qui empêchent les automobilistes de se doubler et de percuter les véhicules qui attendent dans la voie centrale avant de tourner à gauche).

2. Créer un « pincement » pour ralentir les véhicules
Moyens utilisés : extensions de trottoir, plots en « dur » (dans l’axe ou sur le bord de la route), îlots, terre-pleins, lignes blanches continues.
Dans les deux cas, des obstacles physiques ou des marquages au sol limitent la place réservée aux véhicules motorisés. Généralement il n’est plus possible de respecter l’espace de sécurité requis lors du dépassement d’un cycliste (1 m en agglomération et 1,50 m hors agglomération/article R 414-4 I à IV du Code de la Route).
Les cyclistes sont obligés de rouler au milieu de la chaussée pour empêcher les dépassements dangereux, ce qui n’est pas réglementaire. Ces aménagements sont souvent très longs. Un « pincement » peut s’étaler sur 200 m, et certaines avenues ont parfois des tourne-à-gauche et des îlots sur toute leur longueur Dans certains cas de chaussée à forte pente, des plots sont parfois disposés dans l’axe de la chaussée. Le cycliste passe de longs moments à franchir l’aménagement (source de conflit avec les automobilistes).
Lorsqu’un cycliste est heurté à 70 km/h, il est tué 9 fois sur 10. Le taux de mortalité reste élevé à 50 km/h (50 %). Il ne devient raisonnable qu’à 30 km/h (5 %), et à cette vitesse les accidents sont rares. Il n’est pas acceptable d’enfermer les cyclistes dans un espace réduit avec des automobilistes qui roulent à plus de 30 km/h (voir Chapitre 14 la proposition de panneau d’interdiction de doubler un cycliste).

Nous sommes favorables aux mesures prises pour ralentir les véhicules motorisés, sous condition de prise en compte des usagers cyclistes (by pass ou bande cyclable) afin d’éviter les rétrécissements dangereux.



Si la largeur de la voirie est limitée, il n’est pas souhaitable de créer des îlots continus qui occupent toute la largeur de la voie centrale.
En ville, les rétrécissements dangereux doivent être accompagnés d’aménagements qui réduisent la vitesse constante à 30 km/h maximum. Les « zones 30 » efficaces apportent une réelle amélioration de la sécurité.
Le système dit « des écluses » doit être pourvu de by-pass pour le cycliste.



Nos demandes
1. Que tous les rétrécissements de chaussée en rase campagne (avec des obstacles ou avec une ligne centrale continue) soient mis en conformité avec les prescriptions du Code de la Route (article R414-4, I à IV) afin que des by-pass ou des bandes cyclables soient réalisés pour les cyclistes,
2. Que les rétrécissements en ville soient accompagnés d’aménagements (revêtements spéciaux, coussins, etc.) qui réduisent la vitesse moyenne à 30 km/h maximum,
3. Que l’efficacité de toute « zone 30 » soit systématiquement liée à la mise en place d’aménagements complémentaires (exemple : les coussins) limitant réellement dans les faits la vitesse,
4. Que la taille des terre-pleins urbains soit réduite pour empêcher le stationnement sauvage, et permettre la réorganisation de l’espace en faveur des cyclistes,
5. Dans les cas où il n’est pas possible de créer une bande ou un by-pass, nous demandons une signalisation qui interdit le dépassement des cyclistes, et la prescription des rétrécissements de plus de 100 mètres.



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