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La Charte cyclable FFCT
 
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Qu’il s’agisse des véhicules à moteur ou des cyclistes, ces aménagements font l’objet de nombreuses controverses, car les réalisations sur le terrain sont parfois très accidentogènes à l’égard du cycliste, soit sur route en rase campagne, soit en grande agglomération.

a) En agglomération, aux carrefours à feux : (le tourne à gauche pour cyclistes)
Appelé le tourne à gauche indirect, il s’applique aux carrefours à grande circulation. La FFCT préconise ce type de cheminement, beaucoup plus sécurisant pour les cyclistes même en petit groupe, que le traditionnel tourne à gauche en milieu de chaussée. Ce principe est recommandé par le Certu (voir page 58 du RAC), et il est également préconisé par la communauté du Grand Lyon.



Afin de rendre la manœuvre plus compréhensible par le cycliste, la communauté du Grand Lyon, propose la mise en place du panneau type C (voir A).

b) Le tourne à gauche et à droite, pour les véhicules à moteur,
avec rétrécissement de chaussée :
Dans tous les tourne à gauche et à droite, le problème réside essentiellement, sur le fait que ces tournes à gauche et tourne à droite, ne tiennent pas compte de l’effet de cisaillement de la trajectoire du cycliste par l’automobiliste. Ce cisaillement est amplifié dans les tourne à gauche, par le rétrécissement de chaussée qu’il provoque, entre le terre-plein central réalisé et la ligne de bordure de la chaussée. Si la bande cyclable n’est pas réalisée, il ne reste plus de place à l’automobiliste pour doubler le cycliste et garder le 1 mètre ou le 1,50 mètre de sécurité prévu pour effectuer cette manœuvre (Art. R414-4 I à IV du code de la route). Dans un grand pourcentage de cas, l’automobiliste ne ralentit pas et « serre » le cycliste plutôt que le terre-plein central.



Lorsque les tourne à gauche et à droite sont précédés dans les deux sens de circulation, d’une mise en courbe de la chaussée, afin de ralentir la vitesse, il faut que la bande cyclable, tout en suivant ou non le profil de la chaussée, soit protégée par un îlot type « Banane », pour éviter le phénomène de cisaillement avec l’automobiliste. Celui-ci ayant tendance à prendre une trajectoire plus rectiligne, incitée par l’effet de paroi du terre-plein central.

c) Les tourne à droite pour les cyclistes :
Le danger de cisaillement de la trajectoire d’un cycliste par les automobilistes dans les intersections à droite, est quasi permanent. On retrouve la même problématique que dans les branches d’entrées et de sorties des giratoires.

Il faut donc, que chaque intersection soit modifiée ou conçue en tenant compte de ce point noir. Lorsque les branches des chaussées menant à cette intersection, comporte des bandes cyclables, il faut qu’elles soient prolongées dans les courbes et assurent la continuité physique et visuelle des trajectoires cyclistes. La mise en place d’îlot ou de quilles est souvent souhaitable, voire impératives.

d) Les tourne à droite et à gauche pour cyclistes (en rase campagne) :



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