Une escapade buissonnière en Suisse
Nous voilà de nouveau parti pour une belle étape avec seulement
139 partants puisque le 86, Jean Pierre nous a quitté pour raisons
de santé. La route sera bien longue jusqu’au pique-nique
de Mignovillard où le club local (Plateau de Nozeroy Cyclos) nous
accueille dans leur boulodrome avec à la clé un apéritif
et une dégustation de fromages (comté et morbier) très
réconfortant pour nos amis cyclotouristes et même pour la
logistique. A noter que pour la première fois depuis le départ
nous avons pu apprécier une aide précieuse des cyclotouristes
locaux dans la mise en place de notre pique-nique.
Avant notre arrivée au magnifique centre de vacances de Lamoura,
le peloton tout entier a découvert les anciennes guérites
des douanes suisses.
Au cœur du Parc naturel régional du Haut-Jura, 4 villages
se sont regroupés pour offrir tous les avantages d'une station
tout en préservant leur intimité. Les Rousses, Prémanon,
Lamoura et Bois d’Amont ont fondé la station des Rousses
Haut-Jura.
Frontalière avec la Suisse, la station offre l’altitude idéale
(1120 - 1680 m) permettant de passer des vacances douces dans une nature
sereine et préservée. L'origine du nom viendrait des saloirs
importants qui existaient autrefois, le sous-sol jurassien étant
riche en sel. La saumure appelée ici la mure, serait devenue Lamoura.
Ce village du Haut-Jura a une double tradition liée à la
rudesse de son climat. Les habitants des villages de cette région
avaient deux métiers. Le métier d’agriculteur et un
métier dit «métier de fenêtre». Le métier
de fenêtre de ce village était le métier de
lapidaire (taille de pierres précieuses). Aujourd’hui
on trouve dans ce village un petit musée retraçant l’histoire
et la technique de ces lapidaires (exposition de pierres fines et démonstration
de leur taille).
L'étymologie du nom "Lamoura" est simple : le mot est
à rapprocher de "moraine" (terme franco-provençal),
de Lamure etc. On note à Lamoura un lieu-dit "le base des
Meures" qui confirme cette étymologie. Tout approchement avec
"Muire" est à exclure.
Demain une étape de transition avant la « redoutée
» St Pierre de Faucigny – Peisey-Nancroix, préparée
avec grand soin par notre ami Michel Cabart actuellement sur le Paris
- Pékin.
Impression d’un cyclo : Jacky n° 54
«Au revoir la vallée du Doubs, mais comme il fallait ressortir
de Baume une bonne grimpette ombragée nous attendait et faisait
«couler» le petit déjeuner.
Tout au long de la route, paysages jurassiens agréables avec beaucoup
de fenaisons voulant dire que l’hiver doit être long aussi
bien pour les habitants que pour les animaux. Descente dans la vallée
de «la Loue» belles maisons sur les bords de cette rivière
au petit pont fleuri.
Encore une bonne grimpette pour ressortir de la vallée et rejoindre
le pique-nique. Le ventre bien rond nous repartons pour une belle bosse
et redescendons dans la vallée qui nous amène à Mouthe,
très beau village reconnu pour être le plus froid de France.
Nouvelle grimpette pour accéder au Col de Landoz neuve (plus longue
que prévu ! !) et nous basculons vers la Suisse. Nous admirons
le cadre du Lac de Joux que nous longeons pour retrouver la France à
Lamoura pour notre hébergement bien mérité car la
journée fut assez dure (chaleur, distance plus les 2500 mètres
de dénivelé ».