De toute évidence, ce sera l’étape épouvantail
du Tour 2OO8 avec ses quelques 6900 m de dénivelé…et
pas moins de quatre cols à franchir sans compter l’arrivée
en altitude !!
Le départ a été donné de très bonne
heure, à la fraîche, 6h30.
Toutefois nous avons eu à déplorer deux non partants, André
le N°4 et Jean-Paul le N° 70 pour des raisons de santé.
Peisey-Nancroix est une vallée suspendue au dessus de l'Isère,
à la limite de la Haute Tarentaise : son nom viendrait de pesetum,
lieu où abondent les épicéas. Son territoire s'étend
de 1100 à 3779 mètres d'altitude, au sommet du Mont Pourri
qui, avec Bellecôte (3 417m) ferme la vallée.
L'ancienne mine de plomb et d'argent, exploitée au XVIIe et au
XVIIIe siècle. Dans ses bâtiments fut installé le
premier siège de l'école française des Mines de 1802
à 1814. Un parcours pédestre de découverte archéologique
du site est proposé aux touristes (Palais de la Mine et circuit
des Monts d'argent). Mais revenons à cette journée tant
attendue et parfois redoutée.
Les ravitaillements vont se succéder sur les deux premiers cols
au menu Comté, Reblochon, pruneaux d’Agen etc…
Le beau temps annoncé pour cette journée nous a incités
à « pique-niquer » dans le bon sens du terme au bord
d’un centre nautique.
Malheureusement une information de dernière minute faisant état
de l’impossibilité de franchir le Cormet de Roselend suite
à un éboulement dû aux orages de la veille a provoqué
une réunion de crise du CNO pour parer à cette situation
rendue délicate par l’obligation d’emprunter des routes
nationales.
Heureusement tous les cyclotouristes ont pu rejoindre l’arrivée
à Peisey sans problèmes majeurs en respectant les consignes
données.
A noter un dernier ravitaillement des cyclos-Cœurs à Landry
au pied de la dernière montée longue de 7 km aux pourcentages
importants qui mène à Peisey.
Les mêmes Cyclos – Cœurs nous avait concocté une
arrivée digne de ce nom dans leur charmante station.
Merci à Mme la Présidente de la ligue Rhône-Alpes,
Marie-France Pouillard, et encore à Michel Cabart (actuellement
sur Paris – Pékin) pour cette étape légèrement
modifiée par les aléas météorologiques.
Impression d’un Cyclo : (Roland N°105)
Après un très bon hébergement à l’hôtel
Bellevue à Ayze, le petit-déjeuner est servi à 6h,
et nous partons à 6h 40 en direction de Bonneville.
Ça démarre mal, gros accident de voitures, les pompiers
arrivent, ça à l’air sérieux pour un passager.
J’attaque le col des Aravis en douceur, Maurice et Joël me
doublent (c’est des supers). Tout va bien, les gorges sont superbes
et le paysage est magnifique. Le sommet enfin avant ma descente prudente
(je regarde surtout le paysage c’est splendide). Ensuite nous abordons
la montée des Saisies, tout va bien, le CNO nous offre un ravitaillement
(un grand merci). Et c’est la descente sur Beaufort ou à
lieu le pique-nique champêtre. Là, changement de programme,
suite à un éboulement, la route du Cormet de Roselend est
fermée et il faut passer par la vallée. La chaleur est terrible
et la circulation intense, nous traversons Albertville, Moutier, Ayme
et bientôt c’est la redoutable montée sur Peisey-Nancroix.
Heureusement un club local nous offre un ravitaillement, il faut se dépêcher
l’orage menace et c’est dans la douleur que j’arrive
à Peisey à 17h fourbu mais content. De plus, je suis nominé
pour le cadeau du soir, je termine de suspendre mon linge quand la pluie
se met à tomber, ce n’est pas grave encore une très
bonne journée.