Etape 14
Samedi 5 Juillet
66 km
VALLOIRE -> BRIANCON

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Parcours détaillé de cette étape

Visite en Guillestrois

Pas le temps de s'echauffer pour escalader le col d’Izoard qui démarre au pied de la ville de Briançon. Cervières petit village paisible, naturel et sauvage, avec ses deux églises dont St Michel datant du 15ème puis la longue montée à travers sapins et mélèzes pour déboucher tout en haut au refuge Napoléon et son sommet qui culmine à 236O m. Arrêt indispensable à la stèle des deux champions cyclistes Coppi et Bobet après la célèbre Casse Déserte.

Avant d’arriver à Guillestre, entre le parc national des Ecrins et le parc naturel régional du Queyras pour l’arrêt pique-nique de midi, nous avons suivi le cours tumultueux du Guil renommé pour ses truites méditerranéennes.

Dès le repas nous quittons la salle aimablement mise à notre disposition par la municipalité pour une nouvelle escalade d’une partie du col de Vars, station de sports d’hiver, sa piste de Chabrières pour un record du monde de vitesse en descente et pour ses célèbres Six jours de Vars cyclotouristes qui démarrent ce soir. Comme il est dit durant cette célèbre organisation : "Les participants pourront venir picorer les étoiles".

Ce soir récupération à la fraîche.

Impression d’un cyclo : Gilbert n° 28
Départ de Briançon pour Vars, pour l’ensemble des participants à 8 h. Dés la sortie de Briançon le panneau indicateur nous informe «col de l’Izoard à 17 km» et la route commence à s’élever. Le pourcentage se situant entre 7 et 9% jusqu’à 11 voire 12% par endroit se fait bien vite ressentir dans nos jambes, déjà marquées par 1900 km.
Le temps s’annonce beau et le soleil illumine déjà les hauts sommets en partie enneigés pour certains. La température est aussi agréable et pourrait correspondre à une «température climatisée» comme dirait mon ami Mario. La route serpente entre de belles forêts de sapins, longeant une rivière avec une eau pure venant des derniers névés.
Petit à petit le peloton s’effiloche et chacun prend son rythme de croisière. L’ambiance est très chaleureuse et chaque doublant lance un mot d’encouragement au doublé qui lui répond par un geste, une parole, ou un sourire, suivant son état de forme. Ah quelle bonne idée ont eu nos organisateurs de mettre nos prénoms sur nos plaquettes de vélo, ce qui nous permet plus facilement de nous côtoyer par nos prénoms plutôt que par nos numéros.
La montée se fait entre 7 et 9 % avec quelques virages à plat ce qui permet de relancer l’allure ou de récupérer un peu. Certains montent facile, d’autres piochent dans leur réserve. A 2 km du sommet, le CNO propose un ravitaillement, apprécié par ceux qui ont les bidons vides. Les derniers kilomètres sont à découvert, ce qui nous permet de voir d'en haut, la vallée que nous avons remontée et la multitude de lacets de la route ou s’égrènent les maillots orange tel un chapelet.

Enfin le sommet de l’Izoard à 2360 m. Tout le monde est content de le franchir et en apprécie d'avantage la vue qui est magnifique. Les séances de photos vont bon train et les appareils passent de main en main.
Nous entamons la descente vers Guillestre. Après environ 2km arrêt et séances photos à la stèle érigée en l’honneur de Fausto Coppi et Louison Bobet, avec toujours cette superbe vue des montagnes lunaires d’où surgissent des stalagmites géantes. Encore quelques coups de pédales et nous voilà sur un site nommé la «Casse Déserte» d’où le panorama est indescriptible et féerique. Nous continuons notre descente dans la vallée du Guil, où nous traversons des superbes gorges, où l’on peut assister à une partie de raftings.
Arrivée à Guillestre pour notre pique-nique quotidien.

Pour la suite nous prenons la direction de Vars, et dès la sortie de Guillestre la route s’élève à nouveau avec toujours des pourcentages entre 7 et 9 %. Après 13 km de montée sous un soleil de plomb, nous arrivons à Vars Ste Marie.
En résumé, ce fut une demi étape sous un magnifique soleil, très dure pour nos petites jambes, mais bien vite oublié par ces panoramas exceptionnels et idylliques.
Le vélo «engin de souffrance par moment» mais quel bonheur quand on peut vivre une telle aventure.


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