C’est la seule étape qui nous a permis de franchir en une
seule journée quatre départements différents : des
Alpes-de-Haute-Provence au Gard en passant par le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône
; ce sera par la même occasion l’étape la plus longue.
Après le pique nique à Maussane-les-Alpilles niché
dans un écrin de champs d’oliviers qui place ce charmant
village au 1er rang des producteurs d’huile d’olive en France,
passage sur le Rhône à Beaucaire puis Tarascon et le magnifique
et puissant édifice médiéval qu’est le château
du Roi René dont la construction fut engagée par le Comte
de Provence dès 14OO et poursuivie sous l’égide du
Bon Roi René.
Arrivée au célèbre Pont du Gard et passage au-dessus
du Gardon pour les cyclos.
Construit sous l’empereur Claude autour de 50 avant JC, il était
destiné à pourvoir la ville de Nîmes d’une adduction
d’eau collective, la source de la fontaine ne suffisant plus à
l’expansion urbaine de la ville et ses besoins en eau.
En 1985, il est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
A noter qu’il a su résister aux terribles inondations d’Octobre
1958 qui mirent à bas son voisin le pont de Remoulins.
Ce soir c’est Alès caractérisée par son passé
minier et située aux portes des Cévennes qui nous accueille
; Pasteur y séjourna entre 1865 et 1869, le temps de découvrir
le remède à la maladie qui décima alors le vers à
soie et ruina l’économie locale.
Repos dans le camion du mécano pour notre cyclo Marcel après
sa chute d’hier dans Castellane qui s’est révélée
sans gravité.
Impression d’une cyclote : (Florence n° 11)
Lorsque j’ai étudié le parcours du Tour Cyclotouriste,
l’étape Manosque-Alés n’était pas celle
qui m’inquiétait le plus mais, je souhaitais qu’il
n’y ait pas de mistral ce jour là. Je fus servie. Dès
le départ le mistral soufflait fort. Heureusement, je roule avec
des compagnons de route qui sont très organisés, réguliers
et les relais de notre groupe fonctionnaient si bien qu’un grand
nombre de participants en profitait pour s’y abriter.
Après avoir quitté le Luberon sous le vent, nous avons traversé
les Alpilles avec toujours autant de vent, une très forte chaleur
accompagnée d’une intense circulation automobile ! Tout cela
aurait pu ressembler à une épreuve difficile, mais la bonne
humeur et l’entraide de notre groupe m’ont permis d’apprécier
cette étape, qui s’est terminée par une agréable
collation offerte par nos amis cyclotouristes d’Alès.