Après ALes, capitale des Cévennes lovée au pied
de son massif dans une courbe du Gardon, voici Mende courant sur les rives
du Lot enjambé par le pont Notre-Dame du XIIIème siècle.
L’une des plus petites préfectures de France, territoire
des hautes terres du Languedoc-Roussillon, ouvre une porte sur les Gorges
du Tarn, enchâssée dans les reliefs du Massif Central (Causses,
Cévennes, Aubrac et Margeride). Promue siège épiscopal
au Vème siècle, la ville ne s’émancipera qu’à
la révolution en devenant chef-lieu de la Lozère. Elle gagne
une monumentale cathédrale gothique bâtie par le pape Urbain
V et dont la prestigieuse cloche « François » surnommée
la « non pareille » (plus grosse cloche de la chrétienté)
fut tristement détruite lors des guerres de religion.
Mende est située dans la vallée du Lot, en zone de moyenne
montagne, dans le pays du Gévaudan. La ville est surplombée
(côté rive gauche du Lot) par le mont Mimat et sa forêt
de pins noirs. On y accède par la Côte de la Croix Neuve.
Rive droite, les quartiers résidentiels s'étendent sur différents
causses, dont le Causse d'Auge.
La ville est située sur l'axe Lyon-Toulouse et a longtemps été
un carrefour commercial entre l'Auvergne, le Rhône et le Languedoc.
La ville de Mende s'est construite en bord du Lot. Mais le Lot n'est pas
la seule présence d'eau dans la ville, celle-ci disposant de plusieurs
sources. En effet, le mont Mimat est énormément fourni en
terme de sources, la plus significative étant celle du quartier
de la Vabre proche des premières habitations. Ces sources ont d'ailleurs
souvent été canalisées et alimentent le réseau
souterrain d'eau de la ville, visible par le biais des nombreuses fontaines
et de l'ancien lavoir. Les rues, telle la rue du torrent, attestent du
passage de l'eau en provenance du mont Mimat.
Au nord, sur l'autre versant du Lot, les sources sont beaucoup plus distantes,
mais la présence de l'eau est réelle dans les rus dénommés
Rieucros.
Un grand merci en la personne d’André Garnier (secrétaire
des anciens du Tour) pour son aide apportée au peloton, toujours
dans la discrétion et l’efficacité.
Impression de deux cyclos : (père et fils, Jean
et Richard n° 30 et 29)
Engagement commun pour une même aventure « le Tour Cyclo 2008
». Le but étant de partir de Paray-le-Monial et surtout d’y
revenir tous les deux. L’allure étant réglée
par la prise de photos, la découverte des villages et des paysages,
la rencontre des autres cyclos, enfin et surtout se faire plaisir.
Départ d’Alès pour une journée de 108 km, par
une météo clémente, nous traversons les Cévennes
boisées, de bonnes montées, des routes sinueuses propices
à musarder de droite et gauche. Repas auprès d’un
typique village de la Lozère, le Pont de Montvert.
Après-midi avec un départ vers le plateau de mont Mirat,
mais après un repos les côtes sont difficiles « il
faut digérer » et prendre son mal en patience, mais quel
délice une fois en haut de découvrir de magnifiques reliefs.
Fin de journée pour une arrivée sur Mende, il faut encore
en avoir car la « der » de l’étape est à
15% sur 2 km, c’est pas grave c’est repos après.