Etape 19
Jeudi 10 juillet
173 km
MENDE -> ISSOIRE


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Parcours détaillé de cette étape

La volcanique Issoire

Etape avec un départ de bon matin (petits-déjeuners à partir de 6h) avec une température un peu fraîche mais n’oublions pas que nous sommes dans le Massif Central !
Pique-nique dans un charmant petit village Ruynes en Margeride près du célèbre viaduc de Garabit, dans une salle typique d’Auvergne.

Issoire située au sud de Clermont-Ferrand, près de l'A75, en bordure de l'Allier, elle est traversée par la Couze Pavin, affluent de l'Allier.

En venant de Clermont-Ferrand, on doit d'abord traverser une profonde gorge rocheuse où court la tumultueuse Allier. Au sortir, on découvre Issoire s'ouvrant sur la Limagne du même nom. C'est une vallée fertile se développant sur un axe nord-sud le long de l'Allier en direction de Brioude. Elle s'agrémente de nombreuses butes d'origine volcanique aux formes douces, dont les plus remarquables sont le Puy d'Isson, Usson et Nonette. La Limagne d'Issoire est aussi bordée de beaux plateaux formés de coulées de basalte comme à Perrier. La région d'Issoire est marquée par une architecture au caractère nettement méditerranéen. La douceur du paysage, la qualité de la lumière ont valu à cette région le surnom de Toscane Auvergnate.

Dénommée jadis Isiodorensis, "Issoire la Belle" garde à travers son vocable le souvenir d'une origine gallo-romaine. Plusieurs objets datant de cette époque furent découverts dès 1780 : urnes antiques, monnaies gauloises et romaines, vases funéraires gallo-romains.
Le nom de la ville s'est écrit pendant longtemps Yssoire. Le "Y" qui apparaît dans les armoiries en témoigne. C'est à partir de la révolution que l'orthographe moderne Issoire s'est imposée. En occitan, la ville s'appelle Suire.

Impression de deux cyclos : (frère et sœur n° 27 et 93)
Régine ma sœur, Jean-Marie son mari, deux récidivistes, m’ont incité à participer au Tour cyclotouriste international 2008.

L’étape Mende-Issoire est le reflet de notre fonctionnement journalier, comme d’habitude je sors de ma couche que déjà Régine déjeune, comme d’habitude je suis sous la douche que déjà Régine prend son envol. La route en Margeride offre de grandes difficultés et la côte à la sortie de Mende est digne d’un grand col.

Bientôt nous disons adieu aux cigales, bonjour aux piaillements des oiseaux et les toits en ardoises font leur apparition.

A Malzieu, je reviens sur le groupe de Régine que j’entraîne illico dans la montée du col de Fau. Le duo fraternel part en tête avec l’assentiment du peloton. Nous avons le temps d’admirer la beauté des paysages, le donjon de Malzieu, la maison surmontée d’une cloche de Fraysinnet, les stèles attestant de la Résistance. Nous quittons la Lozère pour le Cantal et nous basculons vers Ruynes en Margeride, lieu du pique-nique.
La reprise sera difficile dans la grosse chaleur sur un parcours sportif. Heureusement la vallée de l’Alagnon, en légère descente, nous offre sa fraîcheur et bientôt Issoire est en vue et comme d’habitude nous terminons autour d’un verre bien frais.

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